Sur la pelouse du Parc des Sports, l’OM, après avoir été mené 2-0 a trouver les ressources nécessaires pour revenir au score face à une équipe d’Arles-Avignon qui confirme, face à une équipe de L1, son bon début de saison à l’échelon inférieur.
Privé de sept internationaux et de quelques joueurs blessés ou en période de reprise (Cheyrou, Lucho, Rodriguez…) Didier Deschamps a aligné une équipe mixte.
M’Bow a pris le côté droit de la défense avec Bonnart à gauche, Diawara et Hilton dans l’axe. Au milieu, Cissé prenait place devant la défense avec Abriel et Valbuena sur les côtés. Devant,
Niang et Morientes, en pointe étaient soutenus par Ben Arfa.
Si les Marseillais prenaient rapidement le jeu à leur compte avec des occasions de M’Bow (4’) Morientes (14’ et 15’) ou un lob de Niang après une astucieuse talonnade de Valbuena (19’), c’est
Arles-Avignon qui ouvrait le score à la surprise générale. A la limite du hors-jeu, Psaume se défaisait de Diawara pour aller tromper Andrade d’une frappe puissante sous la barre. Dans la
foulée, les locaux manquaient de doubler la marque sur une tête de N’Diaye, non cadrée. Mais Marseille reprenait les commandes du jeu, s’exposant ainsi aux véloces contres de l’ACA.
Malheureusement, le spectacle offert sur la pelouse vauclusienne n’était pas à la hauteur des espérances du public. Déchets techniques, passes mal ajustées, contrôles manqués étaient hélas au
rendez-vous. Seuls Valbuena et Niang sonnaient la révolte côté olympien avec un coup franc de l'ancien libournais et une frappe enroulée non-cadrée du Sénégalais.
Pour la seconde période, Didier Deschamps effectuait un changement en défense. M’Bow prenait la place de Hilton dans l’axe et Rool s’occupait du côté gauche,
Bonnart repassant à droite. Les Olympiens obtenaient un penalty après une faute sur Morientes dans la surface. Valbuena s’en chargeait mais butait sur le dernier rempart de l’ACA. Les
Marseillais prenaient ça pour un coup du sort. «Il n’y a rien à faire» ou «quand ça ne veut pas» pouvait-on presque lire sur leurs visages. D’autant plus qu’Arles-Avignon doublait
instantanément la mise sur un but de Guise bien servi par le premier buteur, Psaume.
Pour amener du sang-neuf, l’entraîneur marseillais effectuait des remplacements. Brandao et N’Doumbou entraient en jeu à la place de Niang et Ben Arfa. Plus offensif, l’OM obtenait un coup
franc que jouait rapidement Abriel. Le milieu de terrain profitait que Hubert, le portier adverse, plaçait son mur collé à son poteau, pour placer un tir près du poteau opposé et ainsi réduire le score.
Le match commençait alors à se muscler et l'arbitre, Didier Falcone, était contraint de sortir des cartons jaunes pour Rool, Abriel ou Brandao. Le jeu reprenait le dessus peu après. L’OM manquait d’égaliser sur une frappe lointaine qui contraignait Yattara, à peine entré, à une belle claquette. A un peu plus de dix minutes de la fin, Marseille remettait les pendules à l’heure. Sur corner, Morientes plaçait une tête puissante hors de portée des gants du gardien de l’ACA. A 2-2, la rencontre se débridait un peu, le ballon passait d’un camp à l’autre mais les occasions réellement dangereuses étaient, somme toute, peu nombreuses. Le match se terminait ainsi : Arles-Avignon tentait à tout prix de marquer alors que l’OM voulait avant tout ne pas perdre après avoir été mené 2-0. Et malgré un déboulé de Diawara dans l’ultime minute, le score en restait là.
Avec plus de concentration et de rigueur notamment en première période, les Olympiens n’auraient certainement pas accusé un tel retard à l’heure de jeu. En se compliquant ainsi la vie, ils ont dû batailler pour revenir au score dans la dernière demi-heure. Mais ils l’ont fait…
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Parc des Sports d’Avignon
3500 spectateurs
Arbitre : Didier Falcone
Buts : Psaume (21), Guise (54) pour l’ACA ; Abriel (61), Morientes (79) pour l’OM
Avertissements : Rool (64), Abriel (69), Brando (74) pour l’OM ; Aliaoui (72), Mathlouti (87) pour Arles-Avignon
OM : Andrade – M’Bow, Diawara, Hilton (Rool, 46), Bonnart – Valbuena (Osei, 77), Cissé, Abriel – Morientes, Ben Arfa (N’Doumbou, 58), Niang (Brandao, 58)
ACA : Hubert (Yattara, 65) – Cirilli (Esor, 57), Sans (Oliveiras, 57), Elie, Vergerolles – Himmes (Hislen, 46), Piocelle (Guise, 46, Boutaleb, 70), Ayasse (Aliaoui, 70), Psaume (Reynaud, 59) – Dale, N’Diaye (Mathlouthi, 46)





























L’égalisation olympienne intervint en tout à cas à la bonne heure.
Elle replaça l’OM sur une tout autre orbite. Ce que démontra la reprise tonitruante des joueurs de Didier Deschamps. Sur un débordement de Fabrice Abriel, Bakari Koné jaillit pour claquer le
ballon de l’extérieur du pied et donner l’avantage à son équipe (2-3, 47e).
Un vrai match de dingue dont l’issue semblait être enfin dessinée.
On n’était encore loin de l’aliénation finale. Car Lisandro allait chiper la rencontre que l’on pensait calée au chaud dans la poche des Phocéens. En résistant au retour d’Hilton puis en
glissant le cuir hors de portée de Mandanda, l’Argentin insuffla l’espoir à son équipe (3-4, 81e). Avant de la border dans un lit de rêve, en transformant un penalty sévère (main de Heinze),
puis en lançant Pjanic, serviteur de Bastos, pour le cinquième but lyonnais à la 90e minute !

Les mésaventures helvètes ne doivent toutefois pas enlever à l’OM son
entame tonique. Avec un Abriel présent à peu près partout, l’OM étouffait sa proie pendant la totalité des trente premières minutes. Et, comme pour le premier but venu d’un coup franc
d’Abriel, le second intervenait aussi par l’entremise d’un coup de botte de l’ancien Lorientais. Il n’était cette fois pas touché (heureusement car les Olympiens étaient hors-jeu) et les
Marseillais de mener par deux buts d’avance au bout d’à peine onze minutes de jeu (2-0, 11e).
Rapidement, et après un bon une-deux avec Koné, Niang chargeait
l’addition en devançant Leoni (3-1, 52e). Si un tacle énorme de Bocaly sur Djuric (65e) et la grosse parade de Mandanda devant Tihinen (76e) empêchaient tout suspense, la fin de partie
fut surtout un bon moment pour les supporters venus en nombre au Vélodrome. D’abord, Hilton profitait de coups de billards dans la surface pour marquer son premier but de la saison d’une
frappe croisée (4-1, 80e). Le missile sublime de Cheyrou (87e) et enfin le ballon repris de près et en force par Brandao (6-1, 90e) donnaient des allures de démonstration et enflammaient les
travées. Alors, il n’y a vraiment pas à faire la fine bouche. Un tel festival en C1 au stade, ce n’était plus arrivé depuis mars 1993 et un 6-0 face au CSKA Moscou…
Frustrant comme le fut le scénario de
la première période. Quand la circulation de balle olympienne fusait et quand la supériorité numérique intervenait très tôt dans le match. Soit au moment où, d’un tacle grossier, le gardien
du TFC Pelé fauchait Niang à l’entrée de la surface. Carton rouge et exclusion logique mais le coup franc, tiré par Lucho, passait au-dessus (9e). Assez symptomatique de ce qui a suivi alors
que Blondel prenait place dans les buts de Toulouse. Et il fera parler de lui. Si l’OM a eu du mal à profiter de ses – multiples – occasions dans cette partie, les violets furent férocement
réalistes.
Ils y ont en tout cas mis du cœur
les Marseillais. La bonne tête de Niang suivie de la volée de Lucho se heurtaient au talent de Blondel (39e), déjà brillant face à l’OM en amical cet été. Et alors que la poussée marseillaise
était forte en fin de mi-temps, la déviation de Niang voyait le cadre s’échapper d’un rien (42e) et la frappe du gauche en pivot de Valbuena était claquée par Blondel (45e). Pas
vernis.
Merci
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